C'est drôle comme la nuit est belle.
Des fois je me réveille et pour je ne sais quelle raison je veux descendre. Je ne sais pas pourquoi je veux descendre, je pensais qu'on était tous attiré par les étoiles, qu'on aimerait les toucher, s'élever et marcher à leur côté, oui...s'élever.
Mais moi je descend, moi je veux les voir d'en bas ces étoiles, oui je descend, marche par marche je dévale la pente et j'y arrive enfin. La pièce est grande..non pas si grande, aussi grande qu'une pièce puisse être en fait et je l'entend, j'entend et j'écoute, j'entend et je bois ce son.
Oui cette pièce est vivante, elle me parle, dans un langage que je ne connais pas mais que je comprend.
En fait peut être ne me parle t-elle pas, peut être qu'elle ne me voit même pas.
Et puis je marche, je ne sais pas pourquoi je marche, la nuit on est fatigué, on veut se coucher, on ne marche pas.
Et pourtant si, je marche, tout droit je me dirige vers la seule issue, le seul trou que la pièce n'ait pas comblé, le seul endroit ou l'air s'infiltre.
Et je vois les étoiles, d'en bas, elle me regarde, je les regarde...je suis bien. Je suis aspiré par le brillant de leur regard et je passe ma tête à travers le trou, je veux les voir de plus près, oui c'est ça les voir de plus près et toucher
ce qu'il y a derrière, le bleuté, l'hypnotique, je touche une étoile, je suis aspiré par ce bleu et il est aspiré en moi, je suis une étoile, et je vois le bleuté...je suis une étoile.
Peut-être que je ne veux pas les voir d'en bas finalement et peut-être que marcher à leur côté n'ait que leur rêve à eux, peut être que je veux juste être l'étoile et le bleu qui la porte.